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01ÉPREUVES

Les 12 mises en situation de l'examen civique

Douze des quarante questions de l'examen civique sont des mises en situation. Où elles se trouvent, ce qu'elles valent, et pourquoi elles ne sont pas publiées.

ÉQUIPE ÉDITORIALE ÉTAPE FRANCELECTURE 6 MIN

Douze questions sur quarante, et personne ne les a vues

L'examen civique compte 40 questions. Toutes ne sont pas du même type.

28 sont des questions de connaissances. Elles portent sur un fait précis : une date, une règle, un symbole. Le ministère de l'Intérieur les publie gratuitement sur son site, en listes officielles.

12 sont des mises en situation. Une mise en situation décrit une scène de la vie de tous les jours et vous demande de choisir la bonne réaction, au lieu de vous demander de savoir un fait. Celles-là ne sont publiées nulle part.

C'est écrit noir sur blanc sur le site du ministère, sur la page même des listes officielles : « L'examen civique comporte également des questions de mises en situation qui ne sont pas rendues publiques. »

Douze questions sur quarante, cela représente près d'un tiers de l'épreuve. C'est la partie que vous ne pouvez pas réviser en lisant une liste.

40

questions au total

durée maximale de 45 minutes

28

questions de connaissances

listes publiées par le ministère

12

mises en situation

non publiées

Sources : article 3 de l'arrêté du 10 octobre 2025 pour le nombre de questions, article 4 du même arrêté pour la durée. Consultés le 9 septembre 2026.

Elles ne sont pas réparties partout : deux thèmes sur cinq

Voici le point que presque personne ne dit, et il change la façon de se préparer.

Le programme de l'examen compte cinq thèmes. L'article 3 de l'arrêté annonce que « chaque candidat devra répondre à un nombre équivalent de questions par thématique et notion », puis il donne le compte de chacune. Il précise aussi où sont les mises en situation.

Elles ne sont pas réparties sur les cinq thèmes. Elles sont concentrées sur deux d'entre eux, à raison de six chacun.

Les trois autres thèmes, institutions, histoire et vie quotidienne, ne comportent aucune mise en situation d'après ce texte.

ThèmeQuestionsDont mises en situation
Principes et valeurs de la République116
Système institutionnel et politique60
Droits et devoirs116
Histoire, géographie et culture80
Vivre dans la société française40
Total4012
Source : article 3 de l'arrêté du 10 octobre 2025, qui détaille la composition de chaque thème. Consulté le 9 septembre 2026.

Ce que le texte dit, et ce qu'il ne dit pas

Soyons précis, car beaucoup de sites vont plus loin que les textes.

Ce que l'arrêté dit. Il nomme les mises en situation et il les compte. L'article 3 parle d'« un questionnaire à choix multiples rédigé en langue française et comprenant quarante questions, incluant des questions de connaissances et des questions de mises en situation ».

Ce que l'arrêté ne dit pas. Il ne définit nulle part ce qu'est une mise en situation. Son annexe, qui contient le référentiel de connaissances, n'emploie même pas l'expression. Aucun texte officiel n'explique donc ce qu'une mise en situation évalue exactement, ni sous quelle forme elle est rédigée.

Autrement dit : quand un site vous décrit précisément « ce qu'attend le correcteur » d'une mise en situation, il vous donne son interprétation, pas une règle.

Une mise en situation vaut exactement une question de connaissances

Sur ce point, le texte est net, et c'est une bonne nouvelle.

L'article 3 de l'arrêté précise : « Une seule bonne réponse est proposée par question. Une bonne réponse vaut 1 point, une mauvaise réponse et l'absence de réponse valent 0. »

Trois conséquences pratiques.

Aucune question ne vaut plus qu'une autre. Une mise en situation rapporte 1 point, comme une question de connaissances.

Il n'y a pas de point négatif. Une mauvaise réponse ne retire rien. Elle vaut la même chose qu'une case laissée vide, c'est-à-dire zéro.

Ne laissez donc jamais une question sans réponse. Puisque se tromper ne coûte pas plus cher que de ne pas répondre, répondre à tout est toujours au moins aussi avantageux.

Comment se préparer à une partie qu'on ne peut pas apprendre par cœur

C'est toute la difficulté de ces 12 questions, et elle est réelle.

Pour les 28 questions de connaissances, la méthode est simple : les listes officielles du ministère sont publiques et gratuites, et elles sont réutilisables. Vous pouvez les travailler directement.

Pour les 12 mises en situation, il n'y a aucune liste à apprendre. Ce que vous pouvez faire, en revanche, découle directement de ce que dit l'arrêté.

Travaillez les deux thèmes concernés. Puisque les mises en situation sont toutes dans « Principes et valeurs de la République » et « Droits et devoirs », c'est là qu'il faut être solide. Comprendre la laïcité, l'égalité entre les femmes et les hommes, les libertés fondamentales, les obligations de qui vit en France.

Cherchez à comprendre plutôt qu'à retenir. Une question qui met en scène une situation ne récompense pas la mémoire d'une date. Elle demande de savoir ce qui s'applique dans un cas concret.

Entraînez-vous au format. S'exercer sur des questions écrites au même format aide à ne pas être surpris le jour de l'épreuve, à condition de garder en tête que ce ne sont pas les questions réelles.

Où trouver les 12 mises en situation de l'examen civique ?
Nulle part. Le ministère de l'Intérieur écrit sur son site : « L'examen civique comporte également des questions de mises en situation qui ne sont pas rendues publiques. » Seules les 28 questions de connaissances sont publiées. Tout site qui prétend fournir les mises en situation réelles vous induit en erreur.
Les mises en situation sont-elles plus difficiles ?
Les textes ne le disent pas. Ce qui est certain, c'est qu'elles ne se révisent pas de la même façon, puisqu'il n'existe aucune liste à apprendre. Elles valent le même point qu'une autre question.
Combien de mises en situation par thème ?
Six dans « Principes et valeurs de la République » et six dans « Droits et devoirs », d'après l'article 3 de l'arrêté du 10 octobre 2025. Les trois autres thèmes du programme n'en comportent aucune.
Vaut-il mieux ne pas répondre que de se tromper ?
Non. L'arrêté prévoit qu'une mauvaise réponse et l'absence de réponse valent zéro toutes les deux. Se tromper ne retire aucun point, donc il n'y a jamais d'intérêt à laisser une question vide.
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